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Millésime 2023

Dernière mise à jour : 7 déc. 2023

L’année écoulée fut à nouveau marquée par l’association d’éléments fondamentaux pour Kalvin Ride : amitié, solidarité et expéditions sur la petite reine.


Les prochaines lignes reviennent sur ces expériences qui ne quitteront plus nos cœurs et nos esprits.

 

Etape 1 - Girona


Nous voici partis pour notre premier périple de l’été. Comme à l’accoutumée, nous entamons la logistique du départ sans grande anticipation. Cela importe peu : ce qui compte est de ne pas oublier de prendre nos vélos.


Pour ce voyage, nous établissons quartier au milieu de la cité médiévale de Gérone. De petites ruelles de pierres, à peine assez large pour laisser passer deux vélos, nous mènent à notre logement pour les prochains jours.


Nous prenons rapidement nos repères et voilà qu’avant même d’enfourcher nos bicyclettes, nous entamons la visite culinaire des lieux. Aucune déception : les traditions du Nord de l’Espagne sont bien gardées.


La première nuit nous permet de conserver nos pleines batteries et nous partons ainsi pour notre première excursion dans les Pyrénées. Nous nous dirigeons vers Sant Hilari, une montée roulante mais qui commence tôt et pour de nombreux kilomètres. En réalité, la première difficulté proviendra des prolongations jouées durant le déjeuner : pancakes et cafés grands comme le monde nous ont fait partir à l’arrivée des grandes chaleurs, heureusement légèrement atténuées par l’ombre des pins. Après quelques bornes, la providence nous offre une fontaine fraiche comme les cimes de nos montagnes. C’est sans rechigner que nous arrosons nos corps durant plusieurs minutes, ce qui nous offre également un répit pour quelques pas de danse sous les cavités architecturales catalanes.

Les méandres et les replats de ce col, splendide et dépourvu de moyens de locomotion motorisés, et des nuisances qui vont avec, nous offre un splendide spectacle calme pour le reste de la journée. Cette dernière se terminera comme elle a commencé, c’est-à-dire avec une table garnie, comme nos ventres et nos cœurs.


Le lendemain, nous continuons notre voyage pour goûter à la profondeur du temps. L’objectif de la journée est de grimper l’ascension de Mare De Deu, magique par son cadre, que nous apprécions d’autant plus car esseulés en cette période. Quelques aspérités de route plus tard, nous voilà arrêtés sur le pont menant au village médiéval de Besalù. Extraordinaire. Un retour paisible nous mène au troisième et dernier jour de cyclisme en terres catalanes.



Cette dernière étape ressemble à la première : deux cols agréables, avec de magnifiques descentes menant à des villages de pierres, endormis à ces heures de la journée. Nous terminons notre balade sous quelques gouttes, bienvenues en cette période caniculaire.


Etape 2 – le mythique Genève-Nice


Suite à la plus intense des préparations la veille de notre départ, c’est-à-dire en exerçant nos pas de danse jusqu’au petit matin, nous partîmes en direction d’Albertville par le Salève (national). L’arrivée est tardive, et pas dans la plus belles des destinations de l’Hexagone. A la hauteur du fondant au chocolat à l’état solide qui glisse sur notre assiette pour le souper.



Le deuxième jour sera quant à lui comme les suivants : à couper le souffle. Nous irons même crescendo dans la beauté, promesse de bonheur, en commençant par une première ascension mythique, à savoir celle du Télégraphe. Une nuit à Valloire pour profiter de l’air de la montagne et du carnaval local nous emmènera ensuite sur les hauteurs du col du Galibier. Entourés de centaines d’autres porteurs de lycra et de motards souvent téméraires, nous redescendrons en transperçant le vent, la nuque alourdie pour prendre de la vitesse.


La pénultième étape de notre périple est celle qui restera parmi les plus marquantes de nos vies de pousseurs de pédales. Le départ sans échauffement pour le col du Vars annonce la couleur. Plus les kilomètres avancent et plus il devient sporadique de croiser d’autres cyclistes, bien plus regroupés en bas de la montée. Quelques parts de gâteau et un rapide met salé nous permettront de continuer la journée avec le sourire. La descente terminée, les paysages provençaux ont bel et bien remplacé nos sapins et cimes colorés de neige éternelle. Nous voilà maintenant au pied de la quintessence de l’ascension : le col de la Bonnette. Des pentes parfois atroces et des kilomètres à faire pâlir le compteur, il suffit de lever la tête et apprécier la vue pour continuer la marche en avant. Une expédition sur une route parfaite, entourée de terres brutes et brunes, avec un changement de décor qui évolue au fil du tracé. Une fontaine d’eau de source vient sauver le corps et l’esprit, puis l’arrivée à plus de 2'800 mètres d’altitude offre une vue que même les songes n’oseraient pas imaginer.



Nous profitons par conséquent un long moment de cette source de souvenirs et repartons pour une longue descente, qui continuera durant le dernier jour pour atteindre la baie des Anges.


Le voyage se terminera à Biot, petit village au sud-ouest de Nice, qui nous proposera une dernière soirée dans l’authenticité culinaire, architecturale et musicale de la région.


Etape 3 – Oberwald-Innsbruck


L’un de nos acolytes annonce son départ des terres helvètes pour plusieurs mois. Il n’en faut pas plus pour que nous décidions de profiter de ce qu’elles ont à nous offrir afin qu’il n’en ressente pas le manque durant son voyage.


L’incipit se fera en train jusqu’à Oberwald, afin de n’avoir à faire qu’aux majestueux cols des Alpes. Nous commencerons par la Furka, toujours aussi belle, mais sans nous arrêter voir le fameux Belvédère cette fois. Un café à Andermatt et une Omelette gastronomique nous propulsent dans l’Oberalp, suivant les lignes ferroviaires du célèbre train rouge sur fond blanc, ou plutôt vert en cette période. Un Rivella chacun pour le prix d’un château au Lichtenstein et nous voilà en terres grisonnes.


L’acclimatation au romanche se fait rapidement, et quelques « Hoï » plus tard, nous reprenons la route pour l’Albula. Une rencontre avant le sommet nous permet de revoir notre itinéraire du lendemain, la faute à des éboulements. La descente et les fleurs dans l’angle du virage tragique nous rappellent à l’ordre. Une pensée émue pour l’étoile suisse qui veille sur la tête des amoureux de ce sport.


Nous terminons la journée dans des pentes lunaires, sur du gravier, pour rejoindre une bergerie qui surplombe la Vallée. Un véritable fiasco pour l’atteindre, mais le jeu en valait largement la chandelle. Une raclette au fromage de leur Alpage dans un cadre idyllique fut au menu. Le lendemain, déjeuner avec vue sur le paradis.



L’étape suivante coupera devant le Stelvio, dont la route pour y accéder est fermée, et nous conservons ainsi les kilomètres perdus pour les rajouter le lendemain. Le Sud-Tyrol, en Italie, dans lequel nous arrivons nous surprend : l’allemand est la langue principale et la cuisine se rapproche davantage de la gastronomie germanique que celles des célèbres traditions italiennes.


Le voyage se terminera à Innsbruck, puis quelques jours dans le village de Stefast, qui nous fera découvrir la terre de ses ancêtres, et toute la beauté que cette région peut offrir.

 

En résumé, merci aux cadeaux naturels des paysages, aux montagnes, aux sources d’eau qui nous ont sauvé à de multiples reprises. Merci aux amitiés indéfectibles, au sport qui nous uni, aux rencontres fortuites sur la route. Merci Kalvin Ride et toutes les personnes qui nous soutiennent dans notre voyage, celui du sport et de la solidarité.


A très vite pour de nouvelles aventures, et d’ores et déjà : excellentes fêtes de fin d’année !


L’équipe KR

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